Lutte antimines historique

Qui sommes-nous?

Le Service de la lutte antimines (UNMAS) a été créé par l'Assemblée générale de l'ONU en 1997 pour être le point focal de la lutte antimines au sein des Nations Unies.

Le programme apporte de l’expertise en matière de gestion des armes et munitions et met au point des mesures pour réduire la menace que représentent les mines terrestres, les résidus explosifs de guerre (REG), les armes à sous-munitions et les engins explosifs improvisés (EEI). UNMAS dirige, coordonne et mène des activités visant à atténuer ces menaces lorsque mandaté par le Conseil de Sécurité des Nations Unies ou, à la demande du Secrétaire général ou d’un pays affecté, généralement pour répondre à une situation humanitaire d'urgence.

 

Pourquoi sommes-nous en République démocratique du Congo (RDC) ?

Depuis son indépendance en 1960, la RDC a été témoin de troubles politiques, causant le déplacement généralisé de sa population et la contamination de REG, mines et armes à sous-munitions en grappe dans tout le pays. La recrudescence des conflits armés au cours des dernières années n’a fait qu’aggraver la situation sécuritaire encore fragile et accroître le nombre de personnes déplacées. La sécurisation inadéquate des armes et munitions dans la région reste une préoccupation urgente au niveau national et international. La Police Nationale Congolaise (PNC) n’a actuellement pas la capacité de gérer et stocker en toute sécurité ses armes non marquées, et, sans une solution alternative, les entrepose dans des résidences particulières ou dans certaines installations des Forces Armées. La plus part de ces installations ne sont d’ailleurs pas conformes aux normes internationales. Cela affecte non seulement la capacité de la PNC à tenir son rôle de police nationale mais contribue aussi à la prolifération d’armes au sein des groupes armés illégaux.

 

Synthèse de l'historique de gestion d’engins explosifs en RDC

Ø  2002 : UNMAS a été mis en place en RDC par le Conseil de Sécurité en vertu du paragraphe 7 de la Résolution 1291 (2000) - « Le Conseil de Sécurité décide que la MONUC (rebaptisée MONUSCO), en coopération avec la Commission Militaire Mixte, ait le mandat suivant : de déployer des experts de l’action antimines pour mesurer l’ampleur du problème posé par les mines et engins non explosés, de coordonner le lancement de l’action antimines, d’élaborer un plan d’action et de mener en cas de besoin les opérations d’urgence nécessaires pour lui permettre de s’acquitter de son mandat» Depuis lors, UNMAS a soutenu la MONUSCO et le gouvernement de la RDC (GoRDC) avec les activités de gestion d’engins explosifs. 

Ø  2013 : Afin d'aligner ses opérations avec la Résolution 2098 (2013) adoptée par le Conseil de Sécurité, UNMAS a renforcé son soutien aux opérations de la MONUSCO en RDC tout en transférant toutes les actions humanitaires de lutte antimines à l'équipe pays des Nations Unies et au GoRDC. Autrement dit, les activités de renforcement des capacités du Centre Congolais de lutte antimines (CCLAM), de sensibilisation aux dangers et les activités de déminage humanitaire des mines terrestres/REG sont menées uniquement par l'équipe pays des Nations Unies et le GoRDC. Le transfert final de coordination de toutes les activités de déminage humanitaire au CCLAM sera complété d’ici la fin de l’année 2015.

 

Ø  2014/2015 : Durant cette période, UNMAS RDC a redéfini le programme et réorganisé la portée de ses opérations pour mieux concentrer son action vers la réalisation des objectifs fixés de la mission, tel qu’indiqué dans la Résolution 2147 (2014).

 

1)      Protection des civils – UNMAS assure la protection des civils contre la menace posée par les REG avant, pendant et après les opérations de la Brigade d’intervention de la MONUSCO contre les groupes armés illégaux. Le programme demeure également en état d'urgence pour intervenir en cas de menace imminente que pourraient représenter des REG sur les civils et le personnel militaire, pour faire une évaluation rapide de la situation et pour procéder au déminage selon les besoins. À ce jour, environ 29 700 REG, 33 700 munitions d’armes de petit calibre et 47 tonnes de munitions obsolètes provenant des pays contri­buteurs en troupes (TTC) ont été détruites.

 

2)      Stabilisation – UNMAS poursuit son engagement auprès de la PNC et des FARDC en vue de renforcer les capacités nationales. Le programme soutient la PNC dans la mise en œuvre d'un plan national de gestion des armes et des munitions et dans la formation des soldats des FARDC choisis sur les techniques de détection et de dénonciation de caches d’armes laissées derrière par des groupes armés dans le Masisi (Nord-Kivu). Jusqu'à présent, 720 armes et 177 990 cartouches de munitions d’armes de petit calibre ont été récupérées et détruites, facilitant le processus de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (DDR).

3)      Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération (PSC) — Dans la poursuite des objectifs de l’accord-cadre, UNMAS continue à inciter les institutions nationales à améliorer la sécurité de leur gestion d’armes et munitions. UNMAS réitère son engagement à réaliser toutes les tâches en appui à la mise en œuvre de l’accord-cadre.