MONUSCO
Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo

La MONUSCO distribue des articles pour l’hygiène des détenues à la prison de Makala

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Cette initiative répond aux besoins spécifiques des femmes en milieu carcéral, souvent confrontées à des problèmes hygiéniques.

Même derrière les barreaux, la dignité humaine doit être préservée. Le jeudi 8 janvier 2026, l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la MONUSCO a procédé à la remise d’un don en faveur des femmes détenues à la prison centrale de Makala. Le lot est notamment composé de savons de toilette, de serviettes hygiéniques réutilisables, de pagnes, de seaux en plastique et de sacs à main, en faveur des 260 femmes détenues, parmi lesquelles six mineures et douze mères accompagnées de leurs bébés. Réalisée en collaboration avec l’UNFPA, cette initiative répond aux besoins spécifiques des femmes en milieu carcéral, souvent confrontées à des problèmes hygiéniques.

Chaque bénéficiaire a ainsi reçu 800 grammes de savon en poudre, 2 morceaux de savon de toilette, 1 éponge, 2 tubes de dentifrice, 1 brosse à dents, des bandes hygiéniques réutilisables, 2 pagnes, 2 tee-shirts, 4 caleçons, 1 paire de babouches et 1 peigne, 1 seau de 20 litres, 1 sac de transport et 1 torche.

La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur principal de la prison centrale de Makala, de la représentante de la directrice des services pénitentiaires (DSP), de la conseillère du ministre de la Justice, ainsi que des représentants de la MONUSCO et des détenues elles-mêmes.

Prenant la parole, André Kanza, directeur principal de la prison, a salué la constance de la Mission onusienne dans son appui en faveur des détenus. « La MONUSCO n’en est pas à son premier geste dans nos milieux carcéraux, particulièrement ici à Makala. Elle a toujours été présente à nos côtés », a-t-il déclaré.

S’adressant directement aux bénéficiaires, il a ajouté : « Ce kit n'est pas seulement un acte de solidarité, c’est aussi un outil de prévention contre diverses maladies. Faites-en un usage responsable. »

Au nom du ministre de la Justice, sa conseillère Marie-Claire Kashama, a souligné que même détenues, ces femmes ont des droits. « Votre détention ne signifie pas que vous êtes abandonnées. Vous demeurez des citoyennes à part entière », a-t-elle affirmé, rappelant les plaidoyers menés pour une justice plus humaine, attentive à la santé et aux besoins particuliers des femmes.

Ce message de réconfort a été appuyé par Yvonne Kanku, directrice du quartier des femmes, qui a estimé que cette aide était « essentielle ». « Le simple fait de savoir qu’on pense à elles encourage ces femmes malgré la difficulté de leur situation », a-t-elle mentionné.

Au-delà de cette assistance matérielle, la MONUSCO et ses partenaires déploient un programme d’accompagnement comprenant des formations professionnelles pour favoriser l’autonomie des détenues lorsqu’elles auront purgé leurs peines, des sensibilisations à l’hygiène intime et des actions de lutte contre les violences basées sur le genre.

-Jean-Claude Wenga