À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les sections Genre et Affaires civiles de la MONUSCO ont organisé, du 11 au 15 mars, des rencontres d’échange avec les femmes de Jina, dans le territoire de Djugu, et de Komanda, dans le territoire d’Irumu, en Ituri, afin de renforcer leur rôle dans les mécanismes locaux de protection.
Les participantes à ces échanges, près d’une cinquantaine au total, étaient des membres de la société civile, des représentantes d’associations de défense des droits des femmes, ainsi que des médiatrices de conflits formées par la MONUSCO.
En plus de conduire des dialogues, ces femmes sont également actives dans les mécanismes de protection des civils, comme les réseaux d’alerte communautaire et les comités de protection locale.
Echanges constructifs à Jina et Komanda
À Jina, la rencontre a permis d’identifier les défis spécifiques auxquels les femmes font face. Françoise Tabo, représentante des femmes de Jina, a plaidé pour un soutien à l’entrepreneuriat féminin afin de permettre aux plus vulnérables d’éviter des situations précaires qui les exposent à l’exploitation et aux abus.
Pour leur part, les femmes de Komanda ont relevé le manque de participation des femmes aux décisions liées à la sécurité. « Bien que plusieurs groupes de dialogue existent, il reste encore du travail à faire pour inciter davantage de femmes à s’engager. Beaucoup doutent encore que leur voix puisse être entendue et prise en compte », confie l’une des participantes.

De son côté, Alain Rubenga, responsable de la section Genre du bureau de la MONUSCO à Bunia, assure que tous les moyens continueront d’être mis en œuvre pour relever ces défis. « Une paix durable ne peut être possible qu’avec l’implication de tout le monde, hommes et femmes. Nous savons qu’il y a de nombreuses barrières qui freinent la participation des femmes, c’est pourquoi nous travaillons avec elles pour surmonter ces obstacles et assurer une meilleure implication dans les processus de paix et de protection des civils », souligne-t-il.
Appel à l’action pour une paix durable
En outre, ces rencontres ont été enrichies par la participation des Casques bleus népalaises, à Jina, et indonésiennes, à Komanda. Elles ont partagé leur expérience en tant que femmes engagées pour le maintien de la paix et les défis liés aux droits des femmes dans leurs pays. Leur témoignage a inspiré les participantes à renforcer leur rôle dans les dispositifs sécuritaires.
L’engagement des femmes dans la consolidation de la paix n’est plus à démontrer. Comme le souligne la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, aucun effort de maintien et de promotion de la paix ne peut aboutir sans l’implication active des femmes.
À travers ces échanges, la MONUSCO réaffirme son engagement à soutenir la participation des femmes dans les processus de paix et de protection des civils, en veillant à ce que leurs voix soient entendues et leurs actions reconnues.






