En province de l’Ituri, la MONUSCO met en œuvre la phase finale de l’opération Secure Harvest, lancée le 26 octobre 2025 et prévue jusqu’au 31 janvier 2026. L’objectif est de réduire les risques de protection liés à la saison des récoltes en renforçant la présence préventive sur le terrain, en dissuadant les menaces des groupes armés et en appuyant la liberté de mouvement le long des axes clés afin que les communautés puissent accéder plus sûrement à leurs champs et transporter leurs produits.
Depuis le lancement de l’opération, la MONUSCO a conduit 204 patrouilles dans les zones ciblées, au bénéfice d’environ 17 849 personnes (estimations ventilées à 9 612 bénéficiaires Lendu et 8 237 bénéficiaires Hema). Ces activités combinent patrouilles, présence visible, échanges avec les communautés et les autorités locales, et appui aux mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide.
17,353 tonnes de récoltes sécurisées
Les patrouilles et la présence de protection ont contribué à sécuriser la récolte et le transport de 17,353 tonnes de denrées alimentaires et cultures de rente, dont notamment manioc, maïs, pommes de terre/patates douces, bananes, ananas, haricots, café et oignon vert.
Répartition des patrouilles et résultats (par contingent/zone) :
BANRDB : 56 patrouilles ; récoltes sécurisées 16,098 t (manioc, maïs, pomme de terre, banane, ananas)
INDORDB : 13 patrouilles ; récoltes sécurisées 0,075 t (manioc, oignon vert)
NEPBATT : 135 patrouilles ; récoltes sécurisées 1,180 t (café, manioc, maïs, patate douce, haricots)
Des contraintes persistantes dans certaines zones
Malgré les efforts déployés, des contraintes sécuritaires demeurent. Dans la zone de Bayoo (TOB AOR), il est signalé que des agriculteurs ne peuvent pas accéder aux activités culturales en raison de clashes FARDC–CRP, illustrant l’importance de maintenir une posture de protection et une coordination étroite avec les parties prenantes locales.
À travers Secure Harvest, la MONUSCO réaffirme son engagement à protéger les civils, soutenir les moyens de subsistance et réduire les risques d’extorsion, d’intimidation et d’attaques liées aux mouvements saisonniers autour des récoltes.
-Ndeye Khady Lo


















