Après avoir fui dans la brousse les attaques récurrentes des groupes armés, plus d’une soixantaine de personnes ont regagné, fin octobre 2020, leur domicile à Pinga, en territoire de Walikale, dans le Nord-Kivu. Cela, grâce au renforcement des unités de l’armée congolaise (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) déployées dans cette zone, ainsi qu'à la présence d’une base temporaire des casques bleus de la MONUSCO.

La Mission a aussi organisé une série de consultations avec des leaders communautaires sur les défis de la cohabitation pacifique, dans le but aussi de mettre à jour la cartographie de la présence des autorités locales et de leurs besoins.
Pour Kise Wango Urumbo Siméon, fonctionnaire délégué du gouverneur, Pinga est devenu un foyer d'insécurité parce qu'entouré de tous côtés par les groupes armés.
« Le gouvernement a beaucoup à faire à Pinga pour que la paix soit durable, toujours avec son partenaire la MONUSCO. Il faut d’abord la présence des FARDC partout. La population n’a plus besoin de vivre avec les groupes armés. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de déployer les FARDC », a-t-il affirmé.

Au cours des consultations organisées par la MONUSCO, les participants, dont des membres de la société civile et les représentants des femmes, soutiennent qu’il faut renforcer la présence des FARDC avant de commencer à réhabiliter les infrastructures, et qu’il faut aussi contribuer à résorber le chômage des jeunes.
Tout en saluant les actions des casques bleus en appui aux FARDC, ces acteurs locaux sollicitent vivement l’installation d’une base permanente de la MONUSCO ainsi qu’un appui aux projets de développement dans cette zone longtemps restée instable suite à l’activisme des groupes armés.





