La MONUSCO a organisé les 29 et 30 janvier à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, un atelier destiné à renforcer l’engagement de la société civile, des autorités locales et des parlementaires dans l’accompagnement des processus de paix. Pendant deux jours, les participants, issus de la région de Beni, Butembo et Lubero, ont été outillés pour mieux appréhender les dynamiques des initiatives internationales lancées pour ramener la paix dans l’Est du pays, notamment celles de Washington, Doha, Luanda et Nairobi, ainsi que les enjeux liés à la désinformation et à la protection des civils.
Parmi la soixantaine de participants, on comptait des chefs coutumiers, des parlementaires, des leaders féminins et des jeunes. Ils ont été formés aux processus de paix en RDC et le mandat de la MONUSCO, notamment à travers la résolution 2808.
L’atelier a également préparé la mise en œuvre de 20 forums communautaires dans la région de Beni, Butembo et Lubero, destinés à sensibiliser plus de 1 000 leaders locaux sur la paix, la cohésion sociale et la lutte contre les discours de haine.
Les participants ont exprimé leur satisfaction et souligné l’importance de cet atelier pour renforcer leur rôle dans la consolidation de la paix. Ils se sont également engagés à soutenir tous les processus de paix en cours afin de contribuer au rétablissement durable de la paix en RDC.
Comprendre pour mieux agir
La docteure Joselyne Kahambu, membre d’un regroupement des associations féminines du territoire de Lubero, juge utile l’organisation de ce genre de rencontres. «Il y a des accords qui se signent ici et là. En tant que Congolais et Congolaises, nous devons comprendre ces accords et accompagner notre gouvernement, car ce sont eux qui contribueront demain à la restauration de la paix dans notre pays», analyse-t-elle.
Le vice-gouverneur du Nord-Kivu insiste également sur l’importance, pour tous les acteurs, de comprendre le sens des initiatives de paix. « Notre société demeure fragile et fait face à de nombreux défis, surtout en cette période où la paix est indispensable. L’acte d’engagement signé doit être plus qu’un simple document : il doit servir de feuille de route guidant les attitudes de chacun pour un avenir meilleur», explique le commissaire divisionnaire Jean Louis Karawa.
Du côté des organisateurs, on estime que cet atelier a permis aux acteurs locaux de mieux comprendre les processus de paix, d’améliorer leur coordination avec les autorités et de renforcer leur rôle dans la protection des civils et la lutte contre la désinformation.
Pour la MONUSCO, l’idée est de consolider la paix et la stabilité dans la partie Nord du Nord-Kivu, en mobilisant la société civile, les femmes, les jeunes et les leaders communautaires autour d’actions concrètes en faveur d’une paix durable.










