MONUSCO
Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo

Ituri : quatre otages de la milice CRP sauvés grâce à une opération conjointe des FARDC et de la MONUSCO

Among the former hostages are an officer of the Congolese National Police (PNC), a young activist from civil society movements, as well as a woman accompanied by her child.

Quatre personnes enlevées par des miliciens de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) ont retrouvé la liberté après plus de deux mois de captivité, à la faveur des opérations menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec l’appui de la MONUSCO, dans le territoire de Djugu, en Ituri.

Selon les informations recueillies, ces personnes avaient été enlevées le 27 janvier 2026 puis déplacées d’un lieu à un autre dans les localités de Bule, Liri et ses environs, des zones d’activité de ce groupe armé. Leur présence a finalement été signalée le 10 avril dernier dans la zone d’Ala, située à environ 13 kilomètres au nord-est de la base de la MONUSCO à Fataki (Ituri).

Alerté, le contingent népalais de la MONUSCO a déployé une patrouille de secours depuis sa base de Fataki, permettant la récupération des otages dans la localité d’Ala. Les rescapés Ces civils ont ensuite été évacués vers la base onusienne, où ils ont bénéficié d’une prise en charge médicale complète.

Deux jours après, ils ont été officiellement remis à la communauté en présence des autorités administratives et sécuritaires locales, marquant une étape importante dans leur retour progressif à la vie au sein de leurs familles respectives. Ils ont évoqué les conditions difficiles de leur détention.

Parmi eux figurent un agent de la Police nationale congolaise (PNC), un jeune militant des mouvements associatifs, ainsi qu’une femme accompagnée de son enfant. Ce dernier avait été blessé par balle lors d’affrontements survenus début mars dans la région, avant d’être transféré dans un camp du groupe armé.

Un appel à la vigilance et une sécurité renforcée

Les combattants de la CRP nous ont interceptés alors que nous revenions de Tchomia. Ils nous ont conduits dans leurs camps, où nous avons été détenus dans des conditions très difficiles et soumis à des mauvais traitements. Aujourd’hui, nous nous sentons en sécurité dans la base de la MONUSCO. Nous demandons de l’aide pour nous-mêmes ainsi que pour nos familles, qui restent exposées aux dangers.
Témoignage de rescapé

Présent lors de la cérémonie organisée pour leur retour au sein de leur communauté, Justin Gudza, chef du secteur de Walendu Djatsi, a salué le retour des victimes tout en appelant les populations à la vigilance :

« Nous nous réjouissons du retour de nos compatriotes. Nous appelons cependant la population à rester vigilante et à continuer de collaborer avec les autorités pour prévenir de tels actes. »

Le territoire de Djugu reste confronté à l’activisme persistant de groupes armés, dont la CRP, responsables d’attaques contre les populations civiles, de déplacements forcés et d’enlèvements.

Dans ce contexte sécuritaire toujours fragile, la MONUSCO demeure mobilisée et en alerte. En appui aux FARDC, elle renforce sa présence dans les zones à risque, intensifie ses patrouilles et poursuit ses actions de protection des civils, en étroite coordination avec les autorités congolaises et les communautés, afin de renforcer la sécurité des populations civiles.