Les habitants de Mundubiena et de Kahirimunda, dans la commune de Mulekera à environ vingt kilomètres du centre-ville de Beni (Nord-Kivu), ont assisté mardi 28 avril 2026 à l’inauguration du projet de forage et d’adduction d’eau potable financé par la Brigade d’intervention de la Force de la MONUSCO.
L’ouvrage dont le coût est estimé à près de 40 000 dollars américains comprend un forage et six points de distribution, destinés à desservir au moins 4 000 personnes.
Dans cette partie de la ville de Beni, accéder à l’eau potable relève depuis plusieurs années maintenant du parcours du combattant. L’aboutissement de ce nouveau projet va soulager de nombreux ménages, obligés par le passé de parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau potable.
Avant la mise en service de ces installations, les habitants devaient en effet parcourir de longues distances, souvent jusqu’aux sources d’eau naturelle voire aux points d’eau alimentés par la pluie, au risque de consommer une eau insalubre.
« Cette eau est très propre, sans microbes. On s’approvisionnait en eau dans la vallée, mais aujourd’hui nous avons de l’eau potable dans le village. Vous devez vous attendre à beaucoup de monde qui va s’y rendre. C’est une grande joie aujourd’hui», se réjouit Astride Kahambu Vagheni, membre d’une association féminine locale, visiblement soulagée.
Un projet qui protège les femmes

Au-delà de l’amélioration des conditions de vie, ce projet répond également à un enjeu de protection des civils. Dans cette zone marquée par l’insécurité, les longues distances à parcourir pour accéder à l’eau exposaient particulièrement les femmes et les jeunes filles aux attaques de miliciens.
« Cette eau a une importance capitale, puisqu’elle diminue plusieurs risques. Les violences basées sur le genre figurent parmi les risques que nous venons de combattre. Car les femmes devaient souvent être accompagnées par des hommes pour aller puiser de l’eau sur de longues distances. Nous avons plus de 4 000 habitants que cette eau va servir », explique le chef du quartier, Flavien Nzanzu Muhindo.
Réalisé en quatre mois par l’organisation locale « Union pour l’Humanité Saine », ce projet constitue un soulagement pour une population majoritairement composée en majorité d’anciens déplacés de guerre.
Il offre surtout aux femmes et aux jeunes filles un accès plus sûr à l’eau, en réduisant leur exposition aux risques sécuritaires lors des déplacements quotidiens.
Martial Mukeba wa Mukeba












