Dans le cadre de l’appui à la riposte contre la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) poursuit ses interventions en faveur de la prévention au bénéfice des communautés locales.
Le dimanche 31 mai 2026, à Bogoro, localité située à 25 kilomètres de Bunia dans le territoire d’Irumu, une équipe de Casques bleus indonésiens a procédé à la désinfection complète des bâtiments de l’Église CECA 20. Cette opération vise à réduire les risques de propagation du virus Ebola dans un lieu de rassemblement communautaire.
Les Casques bleus ont désinfecté l’ensemble des surfaces, notamment les sièges, l’autel, les portes, les fenêtres ainsi que l’intérieur de l’édifice. À cette occasion, ils ont sensibilisé les responsables religieux et les fidèles aux mesures de prévention essentielles, incluant le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec des solutions désinfectantes, le respect de la distanciation physique, ainsi que le recours rapide à une consultation médicale en cas de symptômes suspects.
Les responsables religieux et les habitants de Bogoro ont salué cette initiative, soulignant qu’elle contribue à garantir un environnement sûr pour la reprise des cultes, dans le strict respect des mesures barrières.
Le lendemain, lundi 1er juin 2026, une autre équipe de Casques bleus indonésiens est intervenue à Tchabi, à environ 120 kilomètres au sud de Bunia, toujours dans le territoire d’Irumu. Cette fois, les efforts ont été concentrés sur la désinfection et la stérilisation des installations d’un centre de santé local.
Les chambres des patients, l’équipement médical, ainsi que les surfaces à forte manipulation telles que les poignées de porte ont été soigneusement traitées, en étroite coordination avec la direction de l’établissement et le personnel soignant.
En parallèle, les équipes de la MONUSCO ont mené des sessions de sensibilisation à l’intention des agents de santé et des patients, insistant sur le respect des protocoles d’hygiène et l’utilisation adéquate de l’équipement de protection individuelle.
Ces interventions s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue face à la progression de la maladie à virus Ebola en Ituri. Le ministère congolais des Transports a annoncé, dans un communiqué publié le 1er juin 2026, la reprise progressive des vols à destination et en provenance de l’aéroport Murongo de Bunia, après une suspension de plus d’une semaine.
Cette décision fait suite à une évaluation jugée satisfaisante des dispositifs de surveillance de l’épidémie.
Respect strict des mesures préventives
Les autorités ont toutefois réitéré l’importance du respect strict des mesures préventives, notamment le contrôle systématique de la température des passagers avant embarquement et à l’arrivée, ainsi que l’application rigoureuse des gestes barrières.
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 16 mai 2026, les mesures de prévention demeurent essentielles, en l’absence de traitement curatif universellement accessible. Les autorités sanitaires rappellent qu’il est crucial de maintenir des pratiques telles que le lavage fréquent des mains, la distanciation physique, l’évitement des contacts directs avec les personnes infectées ou les dépouilles, ainsi que la désinfection régulière des surfaces et objets couramment utilisés.
Appui de la MONUSCO
Au-delà des actions de sensibilisation, la MONUSCO apporte un appui logistique significatif à la riposte. À ce jour, plus de 100 tonnes de matériel médical et d’intrants essentiels ont été acheminées vers Bunia depuis plusieurs hubs régionaux, notamment Nairobi, Kinshasa, Goma et Entebbe, via les vols de la Mission.
En complément, des ambulances, des véhicules tout-terrain et des motos ont été mis à la disposition de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de renforcer la mobilité des équipes de riposte sur le terrain.
À travers ces initiatives, la MONUSCO réaffirme son engagement à soutenir les autorités congolaises dans la protection des populations civiles et la limitation de la propagation de la maladie en Ituri, épicentre de l’épidémie.
Jean-Tobie Okala














