A l’occasion de la célébration de la Journée internationale qui leur est dédiée ce vendredi 29 mai à Kinshasa, le chef de la MONUSCO a rendu hommage «aux Casques bleus qui ont perdu la vie au service des autres».
Pour James Swan, cette commémoration est «une journée de gratitude au cours de laquelle nous rendons hommage au courage, au dévouement et au sacrifice des femmes et des hommes qui servent sous le drapeau des Nations unies au service de la paix ».
Le chef de la MONUSCO a rappelé que depuis la création de la Mission en 1999 sous le nom de MONUC, 469 casques bleus originaires de 53 pays ont perdu la vie.
James Swan a fait savoir que depuis plus de deux décennies, « la RDC est l’un des contextes de maintien de la paix les plus exigeants des Nations unies ».

«Dans des conditions difficiles et souvent dangereuses, a-t-il expliqué, des casques bleus issus de nombreux pays ont servi avec dévouement aux côtés du peuple congolais pour soutenir la paix, la stabilité et la protection des civils. Nous remercions vivement les pays membres qui depuis plus de 25 ans ont envoyé leurs fils et leurs filles au service de la paix au Congo».
«Ils ne sont pas morts pour rien»
L’ambassadeur Noël Mbemba qui représentait le gouvernement congolais à cette cérémonie, a également salué la mémoire des Casques bleus disparus sous le drapeau onusien en RDC.
«La célébration de cette journée des Casques bleus offre au gouvernement congolais l’occasion d’exprimer sa gratitude et l’infinie reconnaissance à la communauté internationale, à travers la MONUSCO, dont le soutien précieux et constant reste indéniable. Elle permet aussi de rendre un hommage particulier et appuyé aux soldats de la paix tombés ici et ailleurs. Ils ne sont pas morts pour rien», a-t-il déclaré.
L’ambassadeur Mbemba a notamment salué les pays contributeurs de troupes dont l’engagement appuie le Congo dans « la reconquête de sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale ».
Avec le chef de la MONUSCO et d’autres ambassadeurs et représentants du corps diplomatique en poste à Kinshasa, il a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle qui reprend les noms des casques bleus morts au service de la paix en RDC.

Honneur et engagement
La journée des Casques bleus, c’est aussi l’occasion de saluer le travail des vivants, «celles et ceux qui continuent de servir la MONUSCO avec honneur et engagement».
«Ils protègent les civils, soutiennent les efforts locaux de paix, appuient le renforcement des institutions nationales et contribuent à créer les conditions d’une plus grande stabilité ainsi que du rétablissement progressif de l’autorité de l’Etat», a martelé James Swan.
Le chef de la MONUSCO a rappelé les valeurs qui guident le maintien de la paix des Nations unies : le service, la solidarité, le courage et l’espoir.
Et pour l’ambassadeur Noël Mbemba, pour que cet engagement se poursuive, la MONUSCO doit être financée.
Pour que les Casques bleus puissent fournir un travail louable, il convient de leur doter des moyens nécessaires
Il a notamment déclaré que la réduction du financement de la Mission suscite des inquiétudes quant à l’impact qu’elle pourrait avoir sur les opérations en RDC.
«Pour une mise en œuvre efficace du mandat contenu dans les résolutions 2773 et 2808, la MONUSCO a besoin d’un financement prévisible et durable. C’est pour cette cause que le gouvernement ne cesse de plaider auprès des donateurs pour l’élargissement de l’enveloppe vouée à cette fin», a souligné l’ambassadeur.
Cette année, la Journée internationale des Casques bleus a été célébrée sous le thème «Investir dans la paix». L’édition de cette année appelle à des mesures pour garantir que les personnels civils et militaires du maintien de la paix disposent des ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs mandats essentiels.
«À une époque où les tensions s’intensifient, le maintien de la paix constitue un moyen reconnu, et économe en ressources, de rétablir la stabilité et de redonner espoir. Mais pour ce faire, il faut un soutien politique constant – et un soutien financier fiable», a soutenu le Secrétaire général de l’ONU dans son message, à l’occasion de la Journée.
Joël BOFENGO
















