La section Genre de la MONUSCO a organisé du 19 au 27 juin 2026 à Goma au Nord-Kivu une campagne de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola à travers quatre organisations de la société civile engagées dans la mobilisation communautaire (Women Power DRC, Les Jeunes U-Report, Voice of Kivu Woman et le Programme d'action communautaire des femmes pour le développement intégré).
En prélude aux activités de sensibilisation et d’information de terrain, la section Genre a organisé un atelier de renforcement des capacités réunissant une quarantaine de participants, en présentiel et en ligne, issus de ces quatre organisations.
Les participants ont été formés sur plusieurs thématiques, notamment la prévention de la maladie à virus Ebola, la lutte contre la désinformation, l'intégration du genre dans les interventions sanitaires ainsi que les techniques de communication communautaire.
Une bonne information pour lutter contre l’épidémie
A l'issue de la formation, chaque organisation partenaire a déployé des activités ciblées selon son domaine d'intervention afin de diffuser des messages de prévention auprès des communautés.
Women Power DRC a organisé des séances de sensibilisation à l'intention des blogueurs et des responsables religieux, sur la lutte contre la désinformation liée à la maladie à virus Ebola sur les plateformes numériques.
« Cette formation m'a permis de mieux comprendre la maladie à virus Ebola. Beaucoup de personnes sont encore confrontées à des rumeurs et à de fausses informations sur Ebola. En tant que blogueur, j'ai une responsabilité : partager des informations fiables pour sensibiliser la population et contribuer à lutter contre la désinformation liée à cette maladie », déclare Albert Isse Sivamwanza, blogueur sensibilisé par Women Power DRC.
De leur côté, les Jeunes U-Report et Voice of Kivu Woman ont mené des campagnes de sensibilisation dans plusieurs écoles, notamment à Goma et Sake, ainsi que dans les marchés d'Alanine, Kituku et Birere.
Les équipes ont également sensibilisé les habitants du quartier Mugunga, du village Ngangi III, dans le territoire de Nyiragongo, et animé une émission de sensibilisation sur la radio Life Channel afin de toucher un public encore plus large. Ils ont échangé avec les commerçants, les élèves, les leaders communautaires et les habitants sur les modes de transmission d'Ebola, les mesures d'hygiène à respecter ainsi que l'importance de signaler rapidement les cas suspects.
Jean-Paul Chikuru est un commerçant au marché Birere. Il salue cette approche de proximité : « Avant cette séance, je pensais qu'Ebola se transmettait uniquement dans les hôpitaux. Aujourd'hui, j'ai compris que chacun doit respecter les mesures d'hygiène et signaler rapidement les cas suspects pour protéger sa famille et ses clients. »
Pour sa part, le Programme d'action communautaire des femmes pour le développement intégré a organisé à Kibati dans le territoire de Nyiragongo, des séances de sensibilisation destinées aux femmes de ce territoire, afin de renforcer leur rôle dans la diffusion des messages de prévention au sein de leurs communautés.
«L’arme la plus efficace»
Le Dr Hervé Heshima, spécialiste en médecine familiale et soins de santé primaire à Heal Africa, a animé une session consacrée au diagnostic et à la prévention de la maladie.
« La prévention reste l'arme la plus efficace contre Ebola. Les communautés doivent être correctement informées sur les modes de transmission, les mesures d'hygiène et l'importance de signaler rapidement tout cas suspect », rappelle-t-il.
La MONUSCO continue de soutenir les efforts de prévention contre Ebola et de promouvoir le leadership des femmes dans la gestion des crises sanitaires.
« La lutte contre Ebola ne peut être efficace sans l'implication active des communautés, en particulier des femmes et des jeunes qui jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation. En renforçant les capacités de nos organisations partenaires, nous leur donnons les moyens de diffuser des informations fiables, de lutter contre la désinformation, de renforcer la confiance des populations et de promouvoir les bonnes pratiques de prévention. À travers cette initiative, la MONUSCO contribue à une riposte plus inclusive et plus efficace, tout en soutenant la mise en œuvre de l'agenda Femmes, Paix et Sécurité », fait savoir Nathalie Koné, de la section Genre de la MONUSCO.
Aline Kataliko














