Martin Kobler, Chef de la MONUSCO, appelle à une plus grande collaboration pour mettre fin au braconnage et au trafic dans le Parc national de la Garamba
Kinshasa, 13 octobre 2014 – Au cours d'une visite effectuée au Parc national de la Garamba avec l'Ambassadeur adjoint des États-Unis, l'Ambassadeur du Maroc et certains membres de l'équipe de direction de la MONUSCO, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Martin Kobler, a exhorté les acteurs nationaux et internationaux à se joindre aux efforts de préservation des vastes ressources naturelles et de la riche biodiversité du Parc situé dans le nord-est de la RDC.
Durant ces dernières années, l'augmentation du braconnage a considérablement entamé la faune dans la Garamba. Selon la direction du Parc, en dépit de l'intensification des initiatives visant à combattre le braconnage, pour la seule période allant d’avril 2014 à ce jour, plus de 60 éléphants ont été tués dans le parc. Les principaux auteurs sont les groupes armés, dont le plus important est l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).
«Les activités des groupes armés dans l'Est de la RDC sont en grande partie financées par les produits du commerce et de la traite illégale des riches ressources naturelles du pays», a déclaré le Chef de la MONUSCO, M. Martin Kobler. «Nos efforts en vue d’éradiquer ces forces négatives doivent aussi s'attaquer aux causes profondes du conflit", a-t-il ajouté.
Le Chef de la MONUSCO salue les gardes du Parc, African Parks, l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et les différents acteurs pour leurs efforts en faveur de la protection du Parc national de la Garamba, mais reconnaît également la nécessité d’une action concertée et soutenue pour éliminer la menace des groupes armés et leurs activités économiques illégales. Une protection accrue du parc permettra non seulement de préserver les espèces animales en voie de disparition, mais aussi de garantir un environnement sûr pour les populations locales.




