
Uvira, le 29 décembre 2015 – La Section des Affaires civiles de la MONUSCO organise un atelier de deux jours au Quartier général de la Mission-Uvira pour une soixantaine de jeunes des Hauts et Moyens Plateaux de la Plaine de la Ruzizi et de la Cité d’Uvira, en présence de l’Administrateur de Territoire d’Uvira, Samuel Lunganga Lenga et du Chef du Sous-bureau intérimaire de la Monusco-Uvira Armand Forster.
L’atelier vise un double objectif : renforcer le dialogue entre les jeunes et les autorités locales et rechercher ensemble les voies et moyens pour lutter contre l’insécurité dans ce Territoire de la Province du Sud-Kivu en proie aux groupes armés.
En effet, depuis plusieurs mois à cause de la crise burundaise, des infiltrations d’hommes armés non identifiés sont régulièrement rapportées par des populations frontalières, qui souvent sont accusés de passivité au nom d’une certaine « proximité ethnico-tribale », parce que préférant se taire que de coopérer avec les forces de sécurité.
Pour Armand Forster, Chef du Sous-bureau intérimaire de la MONUSCO, par ailleurs Coordinateur de la Section des Affaires civiles, les jeunes sont un maillon fort dans la chaine de la lutte contre l’insécurité.
Il a rappelé les paroles de l’hymne national « Debout Congolais, Unis par le sort… », avant de conclure qu’il n’y a pas de Banyamulenge, Bafuliiru, Barundi, Bavira ou… Babembe dans les paroles de cet Hymne : « Vous êtes avant tôt Congolais, avant d’être Bafuliiru, Banyamulenge… ». Il a invité les jeunes à bannir toute barrière ethnique, à éviter tout recours à la violence en cas d’incompréhension ou de tension interethnique.
L’Administrateur du Territoire d’Uvira a de son côté remercié la Mission pour avoir permis ce cadre d’échange avec les jeunes.
Samuel Lunganga Lenga a rappelé aux participants qu’il n’y a « pas de développement sans paix » ; avant d’inviter les jeunes à « saisir l’occasion offerte par la Monusco pour échanger sans réserve et sans crainte, pour dégager ensemble des stratégies susceptibles de décourager les ennemis de la paix ».
Pour cette première journée, les travaux ont porté sur deux axes principaux : un débat sur la dynamique sécuritaire dans le Territoire d’Uvira et un exposé sur la mobilité des personnes dans l’espace de la Communauté des Etats de la Région des Grands Lacs.
Jean-Tobie Okala





