La composante Police de la MONUSCO (UNPOL) a organisé mardi 28 juillet au Commissariat général de la Police Nationale Congolaise (PNC) un atelier de vulgarisation du Plan d’action quinquennal 2025–2029 de lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo.
L’activité a réuni cinquante policiers du Groupe mobile d’intervention. Elle visait à leur présenter les principaux axes de ce plan, qui entend renforcer la responsabilité au sein de la police, prévenir les abus et contribuer à briser le silence autour des violences sexuelles.
Dans son allocution, la cheffe de la composante Police de la MONUSCO, IGP Mamouna Ouedraogo, a insisté sur l’importance du partenariat entre UNPOL et la police congolaise pour transformer ce plan en résultats concrets.
« Ce travail commun renforce la capacité nationale à lutter contre les violences sexuelles, tout en consolidant la mission de la MONUSCO en matière de protection des civils et de promotion des droits humains », a-t-elle fait savoir.
Le Plan d’action quinquennal (2025‑2029) met l’accent sur la prévention, la répression et la protection contre les violences sexuelles. Sa mise en œuvre doit permettre de faire de la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) un critère d’évaluation du commandement policier.
Le représentant du Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme à cet atelier, Happy Moloway, a ainsi souligné que le travail en commun entre le BCNUDH, l’UNPOL et la PNC est indispensable pour garantir la protection des victimes et renforcer les capacités policières.
De son côté, le directeur des études et de la planification de la police congolaise, commissaire divisionnaire Kanold Kamana, a rappelé que la réussite de ce plan d’action repose avant tout sur l’engagement des policiers eux-mêmes, appuyés par ce partenariat.
C’est dans ce cadre que la cheffe de la composante Police de la MONUSCO a salué les efforts de la PNC et a réaffirmé son engagement à l'accompagner dans le renforcement des capacités des personnels policiers, la promotion d'une police respectueuse des droits humains et l'amélioration de la prise en charge des victimes.
À l’issue de cet atelier de formation, les participants disposeront des compétences nécessaires pour appliquer les directives, offrir un accueil adapté aux victimes et contribuer activement à la lutte contre les violences sexuelles au sein de leurs unités.
Le Plan d’action quinquennal 2025–2029 de lutte contre les violences sexuelles présente des objectifs spécifiques notamment en lien avec la lutte contre l’impunité. Son application devrait permettre de traduire systématiquement en justice tout policier auteur de violences sexuelles.
En ce qui concerne la prévention et la vulgarisation, il prévoit notamment la formation des agents aux droits humains, à l’éthique et aux approches de genre.
Le dernier pilier est la prise en charge des victimes. Il s’agit de renforcer l’encadrement, garantir leur protection et promouvoir l’exemplarité de la police, notamment dans les zones de conflit.
Walid Bouzayane








