La Cellule de planification stratégique de la MONUSCO, en collaboration avec le Département des opérations de paix, à travers la Division des politiques, de l’évaluation et de la formation basée au siège des Nations unies à New York, a organisé mardi 14 avril à Beni, dans la province du Nord-Kivu, une formation à l’intention du personnel militaire et policier de la Mission sur un nouvel outil de planification des opérations.
L’objectif de la formation est d’aider les casques bleus à améliorer la planification des opérations, mesurer leur impact et adapter les interventions sur la base de données concrètes et vérifiables, dans le but ultime de renforcer la protection des civils.
Au total, 16 participants ont pris part à cette session de formation. Parmi eux, 9 officiers (3 femmes et 6 hommes) d’état-major militaires, issus du quartier général de la Force, ainsi que 7 officiers de police des Nations Unies (3 femmes et 4 hommes).
La formation a été facilitée par le Lieutenant-Colonel Samuel Heer, expert en formation militaire au Département des opérations de paix au siège des Nations Unies à New York, et Sarah Aver, de la Cellule de planification stratégique de la MONUSCO à Kinshasa.
Une planification plus alignée avec les réalités du terrain
À en croire Sarah Aver, cette formation répond à un besoin crucial des missions de maintien de la paix. Elle estime l’outil de planification que les participants ont appris «permet à la Mission de mieux planifier ses actions, de mesurer leur impact et d’ajuster les opérations sur la base de données concrètes et vérifiables».
« Développé pour répondre au besoin des Missions de mieux démontrer l’efficacité des opérations de paix, [cet outil] est aujourd’hui déployé dans toutes les missions de maintien de la paix, y compris la MONUSCO », souligne-t-elle.
En outre, elle affirme que cette formation qui sera également organisée à Bunia « permet d’aligner la planification opérationnelle avec les réalités du terrain, d’améliorer la collecte et l’analyse des données, et de mieux démontrer l’impact des opérations menées ».
« Cette approche contribue au renforcement de la protection des civils, à l’amélioration de l’efficacité de la lutte contre les groupes armés et à la prise de décisions fondées sur des données probantes, au bénéfice direct des populations », note-t-elle enfin.
Identifier les lacunes opérationnelles
Pour sa part, le colonel Asadullah Jamshed, du quartier général de la Force de la MONUSCO qui a participé à la formation, en a salué la pertinence: « La formation dispensée aujourd’hui nous a été extrêmement utile. Nous espérons désormais utiliser cet outil de manière plus efficace pour améliorer les performances opérationnelles de la Force. »
Même satisfaction du côté de la composante police. Andrée Lapointe, cheffe de l’équipe spécialisée sur les violences sexuelles basées sur le genre au sein de l’UNPOL, indique que les outils appris lors de la formation vont permettre d’identifier les «lacunes opérationnelles».
« Cette formation est essentielle car elle me permet de maîtriser les outils de planification, de suivi et de reporting, tout en identifiant les lacunes opérationnelles. Elle contribuera à renforcer la redevabilité et à soutenir une prise de décision fondée sur des données fiables, garantissant ainsi l’alignement des actions de l’UNPOL avec les priorités de la mission », fait-elle savoir.
La formation se poursuivra à Bunia, où elle sera élargie à d’autres acteurs essentiels de la mission, notamment les observateurs militaires et les assistants de liaison communautaire, en plus des officiers militaires et policiers.
Sébastien KITSA MUSAYI
















