Ituri : en tournée d’inspection des troupes, le commandant de la Force de la MONUSCO appelle les Casques bleus à redoubler d’efforts

Le commandant de la Force a salué l'engagement des troupes et les a exhortées à tenir bon et à redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de la population aux côtés des FARDC.

1 avr 2025

Ituri : en tournée d’inspection des troupes, le commandant de la Force de la MONUSCO appelle les Casques bleus à redoubler d’efforts

Jean-Tobie Okala

Le général Ulysses Gomes, nouveau commandant des Casques bleus de la MONUSCO, vient de conclure une tournée d’inspection des troupes déployées dans la province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo. Tout au long de la semaine, le chef de la Force onusienne s’est successivement rendu à Bogoro, Tchabi, Komanda, Roe, Drodo, ainsi qu’à Bunia.

L’objectif était de se familiariser avec les contingents placés sous son commandement depuis quelques semaines à la suite de sa nomination par le Secrétaire général des Nations Unies.

Pour le général Gomes, il s’agissait également de remonter le moral des troupes déployées dans un environnement hostile marqué par des destructions, des violences armées, des incendies et des pillages.

Le commandant de la Force a salué leur engagement et les a exhortées à tenir bon et à « redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de la population aux côtés des FARDC ». Des efforts salués par les populations locales qui reconnaissent l’impact de la présence des soldats de la paix dans leurs communautés.

À Djaiba, par exemple, dans la localité de Fataki, située à 95 km de Bunia, depuis le 12 février 2025 plus de 5000 civils, dont de nombreux femmes et enfants, trouvent un peu de réconfort grâce à la protection physique directe assurée par les Casques bleus népalais de la MONUSCO. Il s’agit, pour la plupart, de personnes déplacées de Djaiba, ainsi que d’habitants des villages environnants comme Laudjo, Dhego, Lindu ou encore Fataki qui fuient les atrocités des groupes armés pour se réfugier aux abords de la base militaire de la MONUSCO à Djaiba.

Là, chaque jour, de 18 heures à 6 heures du matin, ces personnes peuvent dormir en sécurité grâce aux patrouilles effectuées par les Casques bleus dans la zone afin de prévenir toute attaque.

Ailleurs, dans la chefferie de Banyali-Tchabi, dans le sud du territoire d’Irumu, également visitée par le général Gomes en fin de semaine, les jeunes saluent la collaboration avec la MONUSCO. Une coopération qui, selon eux, contribue à la sécurisation de la région malgré l’activisme des rebelles des ADF : « Nous avons une très bonne relation avec les Casques bleus de la MONUSCO présents à Tchabi. Les jeunes de la chefferie et toutes les forces de sécurité dans la zone collaborent étroitement : il nous arrive même de participer à leurs patrouilles nocturnes. Grâce à leur présence, nous respirons enfin ; les déplacés commencent à revenir et nous nous sentons rassurés », a déclaré Jean-Pierre Basilolo, président du conseil local de la jeunesse.

Toujours dans le territoire de Djugu, les 26 et 29 mars, 91 civils, dont 42 enfants et 31 femmes, ont été exfiltrés puis évacués par les Casques bleus népalais et bangladais de la MONUSCO de Djugu-centre vers Bule. Ces civils, ayant fui les exactions du groupe armé Codeco, s’étaient réfugiés dans le bureau du territoire. Leur vie étant en danger en l’absence des forces régulières, une intervention d’urgence a été nécessaire.

Chaque jour des vies sont sauvées par les Casques bleus, souvent au péril de leur propre sécurité, dans le cadre de la protection des civils au cœur du mandat de la MONUSCO. Le général Gomes s’en est félicité, saluant le « travail remarquable accompli par ces hommes et ces femmes de terrain ».